Bilan annuel du suivi de la population de loups 2025

L’année de suivi 2025 (du 1er novembre 2024 au 31 octobre 2025) confirme la pertinence de la méthode employée pour suivre les paramètres démographiques de la population lupine française.

Grâce au renforcement du suivi hivernal engagé l’an dernier (voir Flash info n°22) et à la forte mobilisation du réseau Loup-lynx, l’ensemble du territoire a pu être prospecté. Plus de 2 300 indices biologiques ont été collectés, dont 90 % ont été analysés génétiquement afin d’évaluer la situation démographique du Loup gris (Canis lupus) en France.
L’effectif de la population lupine est estimé entre 989 et 1 187 individus (1 082 en moyenne). Comme l’année précédente, la précision de l’estimation de l’effectif s’améliore, avec un intervalle de confiance réduit. Depuis l’hiver 2021/2022, les résultats mettent en évidence une stabilisation des effectifs (Figure 1), tendance confortée par l’étude des taux de survie. Malgré de fortes contraintes liées aux activités anthropiques (tirs dérogatoires, collisions, destructions illégales, etc.), la population semble compenser les pertes et maintenir ses effectifs.
Figure 1 - Evolution des effectifs de la population de loups en France estimée par modèles de capture recapture et à partir du suivi génétique non-invasif. Les barres représentent les estimations basses et hautes des intervalles de confiance à 95% des effectifs chaque hiver depuis 1995/96. La valeur moyenne des estimations est représentée par une barre horizontale blanche (Milleret et al., 2025).
Les analyses génétiques réalisées sur l’ensemble de l’année de suivi ont également permis d’identifier trois lignées différentes sur le territoire : germano-polonaise (w1 et w2), dinarique (w23), ainsi que la lignée historique italo-alpine (w22 ; Figure 2). 
Figure 2 - Lignées populationnelles détectées par le réseau Loup-lynx sur l'année de suivi 2025. On observe de plus en plus d’individus issus de lignées différentes de la ligné historique w22 sur le territoire. L’impact réel des immigrations en provenance des populations voisines (Allemagne, Suisse, Italie…) reste à évaluer, mais elles contribuent probablement à compenser, pour partie, les pertes enregistrées au sein de la population française. Par ailleurs, ces individus participent au maintien de la diversité génétique.
Le suivi plus local en front de colonisation a également permis de détecter plusieurs reproductions, dont deux issues de couples mixtes entre individus germano-polonais et italo-alpins. L’avenir des meutes détectées cet été en dehors des massifs historiques est déterminant pour la dynamique future de l’espèce en France (Figure 3).
Figure 3 - Cette année, sept reproductions ont été détectées hors zone historique de présence : une en Haute-Marne (52), une seconde sur le plateau des Millevaches (87/23/19), une troisième dans le Cantal (15) et quatre en Lozère (48).
Pour consulter l’intégralité du bilan, cliquez ici. 

Pour aller plus loin

Consultez l’intégralité du rapport scientifique (méthode et résultats détaillés) concernant la mise à jour des estimations démographiques et des effectifs de la population de loups en France lors de l’hiver 2024/25.

Rédaction

Rédacteurs : équipe du réseau Loup-lynx, OFB.
Contact presse : Nicolas JEAN – Office français de la biodiversité – Direction nationale des Grands Prédateurs Terrestres – nicolas.jean@ofb.gouv.fr 

Publié le 17/03/2026