Recherches et expertise

Recherche et expertise

Crédit photographique : P. Massit/ONCFS
Crédit photographique :
N. Van Ingen
Crédit photographique :
S. Ducruet/ONF
Crédit photographique :
C. Kourguy/ONCFS
Crédit photographique :
réseau Loup-lynx

Les travaux de recherche conduits par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage ont pour objectifs de permettre de mieux connaître le loup, de comprendre son rôle dans les écosystèmes, d’innover en matière de suivi de sa population et d’évaluer les mesures de gestion à adopter.

Au service des politiques publiques, les études en question sont orientées en priorité de manière à répondre aux recommandations du Plan national d’actions sur le loup et les activités d’élevage.

Les connaissances issues de ces études scientifiques permettent ainsi d’apporter conseil et appui technique à de nombreux partenaires institutionnels et gestionnaires de territoires, en France et à l’étranger.

Crédit photographique : N. Van Ingen

Tirs et prédation

Évaluer l’effet sur la prédation des autorisations des tirs d’effarouchement et des tirs létaux de loups

Contexte et enjeux
La directive Habitats-faune-flore prévoit la possibilité de mettre en œuvre des mesures de gestion de la population de loups de façon dérogatoire afin d’atténuer la pression du loup sur les élevages. Parmi ces mesures de gestion, la France a choisi d’utiliser les tirs d’effarouchement (non létaux), de défense et de prélèvement (létaux). Or il est possible que ces tirs puissent impacter la structure sociale des loups en perturbant leur utilisation de l’espace, leur stratégie de chasse ainsi que les mécanismes de compétition entre les meutes concurrentes. Ces changements d’utilisation territoriale par les membres d’une meute pourraient en retour impacter (positivement ou négativement) la dynamique démographique de la population, les dommages aux troupeaux ainsi que les mécanismes d’implantation de nouveaux groupes sociaux.

Résultats attendus
Évaluer les effets des tirs létaux et non létaux sur la dynamique des attaques et les dommages aux troupeaux mais aussi sur leurs effets potentiels directs et indirects sur la population de loups.

Durée
2018-2021. Projet en cours.

Partenaire
Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive. UMR 5175 CNRS. Montpellier. https://www.cefe.cnrs.fr/fr/

Pour en savoir plus
Pour en savoir plus sur ce projet de recherche

Crédit photographique : ONCFS

Vers de nouvelles méthodes de suivi

Crédit photographique : S. Ducruet/ONF

Adapter les méthodes pour assurer le suivi biologique du loup à grande échelle

Contexte et enjeux
Le suivi du loup en France est actuellement documenté au travers d’indicateurs géographiques et démographiques combinés :

  • l’aire de présence de l’espèce (en distinguant la présence occasionnelle et la présence régulière) ;
  • le nombre de zones avec loups sédentarisés (ZPP ou zones de présence permanente), dont celles constituées de meutes
  • l’effectif minimal retenu (EMR)
  • l’estimation du nombre total de loups en France, avec l’écart de prédiction associé.

L’élaboration de ces indicateurs fait appel à diverses méthodes telles que les suivis de terrain, la collecte d’observations et de matériel biologique, les analyses génétiques et la modélisation. L’élaboration de ces indicateurs repose en premier lieu sur la bonne répartition de la collecte des données et donc sur la bonne couverture territoriale des correspondants du réseau. La colonisation du loup est documentée en augmentation aussi bien spatialement que numériquement. Cette progression territoriale implique, pour les indicateurs de suivi actuels, la nécessité de déployer des moyens humains et financiers toujours plus importants, qui atteignent maintenant leurs limites. Cela demande donc une adaptation des indicateurs caractérisant l’état de conservation qui puissent être déployés à des échelles de plus en plus grandes mais qui restent cependant robustes pour l’évaluation du statut de conservation de l’espèce avec un degré de réactivité satisfaisant (exigence de la directive Habitats faune flore, article 17).

Résultats attendus
Mise en place de nouveaux indicateurs de suivi biologique du loup permettant d’évaluer son statut de conservation et permettant sa gestion adaptative.

Durée
2018-2023. Projet en cours.

Partenaire
Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive. UMR 5175 CNRS. Montpellier.

Pour en savoir plus

« Loup y es-tu » De l’utilisation d’un réseau d’observateurs pour modéliser la dynamique de colonisation du loup en France – CNRS

Article de thèse : Mapping and explaining wolf recolonization in France using dynamic occupancy models and opportunistic data

Le rôle du loup dans les écosystèmes

Impact du loup sur les populations d’ongulés sauvages dans
les Alpes françaises :
le Programme Prédateurs-Proies

Le programme de recherche scientifique « Prédateurs-Proies » a eu pour objectif d’étudier l’incidence de la prédation du loup sur la dynamique, le comportement et la répartition spatiale des populations de quatre espèces d’ongulés sauvages connues pour être des proies du prédateur : cerf, chevreuil, chamois et mouflon.
Plus de 300 ongulés marqués et quatre loups équipés de colliers GPS ont été suivis individuellement au fil des ans dans les Bauges et la vallée de la Haute-Tinée.

Durée
2004-2012. Projet achevé.

Partenaires
Parc national du Mercantour (PNM).
Centre national de la recherche scientifique (CNRS).
Fédération départementale des chasseurs des Alpes-Maritimes (FDC06).

Pour en savoir plus
Faune sauvage n° 306 – 2015

Crédit photographique : C. Kourkgy/ONCFS

Suivi transfrontalier des populations de loup

Le suivi de l’évolution de grands carnivores nécessite de travailler à une échelle spatiale très large, ces espèces évoluant souvent sur des territoires qui s’étendent au-delà des frontières. À cet égard, la coopération transfrontalière répond donc en premier lieu à un objectif commun : l’utilisation de méthodes comparables de part et d’autre des frontières et leur standardisation, afin d’obtenir une évaluation robuste et pertinente du statut biologique des populations considérées. Cette réflexion constitue la base des coopérations aujourd’hui mises en œuvre dans les groupes de travail internationaux auxquels l’ONCFS participe, et qu’il a initiés pour certains.

La LCIE (Large Carnivore Initiative for Europe) a été créée en 1996 dans l’objectif initial de fédérer les initiatives localement prises dans les pays européens en lien avec les enjeux de gestion pour les quatre principales espèces (ours, loup, lynx, glouton). D’abord constitué en un groupe informel d’experts, la LCIE dispose depuis 2011 du statut officiel de Specialist Group au sein de la Commission de survie des espèces (SSC) de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN). Ainsi, les membres apportent leur expérience de terrain en matière de connaissance écologique, sociologique ou de gestion des espèces aux différentes instances internationales concernées. L’ONCFS y est présent au titre de son expertise en matière de suivi de populations de grands prédateurs en France.

D’autres groupes plus opérationnels en matière de suivi de terrain ont aussi vu le jour, pour répondre à une nécessité d’affiner la mise en œuvre de protocoles spécifiques dédiés à certains contextes biogéographiques, tel le WAG (Wolf Alpine Group).

Les objectifs de la plate-forme Grands carnivores et ongulés sauvages de la Convention alpine (également appelée WISO) consistent à trouver des solutions pour la gestion optimale des grands carnivores et des ongulés sauvages. La plate-forme va au-delà d’une approche strictement écologique et s’efforce de prendre en considération, de façon équilibrée, les aspects économiques et sociaux.

Statut : en cours.

Pour en savoir plus
Le suivi transfrontalier des populations d’ours, de loup, et de lynx en France : méthodes et bilans – Faune Sauvage n° 300
The wolf population in the Alps: status and management – rapport LCIE 2016
Wolf population status in the Alps : pack distribution and trend up to 2016 – rapport WAG

Crédit photographique : réseau Loup-lynx
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N. Van Ingen
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