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Le faible taux d’hybridation de la population de loups en France confirmé par une étude rétrospective sur 10 ans

Le faible taux d’hybridation de la population de loups en France confirmé par une étude rétrospective sur 10 ans

Après une première analyse en 2017 sur le phénomène d’hybridation entre chien et loup, l’ONCFS avec son partenaire ANTAGENE ont conduit une large étude rétrospective sur le suivi génétique de la population de loups présente en France.

Sur près de 1250 échantillons analysés, cette étude rétrospective de grande envergure sur les loups présents ces dix dernières années sur toute la France (période 2008-2018) permet de confirmer la présence d’hybrides avec un taux de 3.6 % d’animaux issus du croisement de première génération d’une louve avec un chien.

Le séquençage de l’ADN spécifique (mitochondrial) pour identifier les espèces et leur lignée a été associé à l’analyse de 22 marqueurs ADN microsatellites pour dresser des cartes d’identité individuelles « haute résolution » de chaque animal. Ainsi 586 empreintes ADN de Canis lupus ont pu être dressées sur les 10 dernières années, et 53 empreintes ADN appartenant à des chiens. Un travail de recherche pour affiner le pouvoir de discrimination entre les différentes catégories d’hybridation est en cours de publication par les scientifiques, y compris pour discerner sans ambiguïté les races de chien-loup génétiquement très proches.

Ces résultats confirment que le phénomène d’hybridation chien-loup demeure en France un phénomène limité, d’un degré similaire aux situations rapportées dans les autres pays européens abritant des populations de loups en expansion. A l’exception des deux animaux de lignée « Europe de l’est » détectés l’an dernier (cf. communiqué de presse), tous proviennent de la lignée italo-alpine.

Le suivi de l’espèce mené par le Réseau Loup-Lynx piloté par l’ONCFS reste actif sur toute l’aire de répartition de l’espèce et demeure mobilisé sur tout le front de colonisation par les agents de l’ONCFS. Ce dispositif permanent de veille de terrain permet d’évaluer la progression démographique et géographique de l’espèce, et assure la réactivité nécessaire pour détecter d’éventuels points de concentration de ces cas d’hybridation.

Les détails de cette étude sont disponibles dans le rapport disponible en ligne.